» Liberté et nécessité. Au désir de fumer une cigarette vient s’opposer le désir de ne pas fumer la cigarette. Encore merci de nous faire partager le travail de toute une vie. En effet, nous avons presqu’instinctivement tendance à croire que nous agissons toujours de notre seul fait et que nous sommes maîtres de nos pensées et de nos actions. Je tenais en premier lieu à vous féliciter et vous remercier pour la qualité de votre site, et le travail que cela représente. Si le libre arbitre est une illusion, d’où vient la volonté de connaître nos déterminisme afin de nous en libérer? La liberté, définie comme le libre-arbitre, s’oppose à l’idée de nécessité et de déterminisme. » Spinoza, D'où la définition kantienne : « J'entends par liberté, au sens cosmologique la faculté de commencer de soi-même, un état dont la causalité n'est pas subordonnée à son tour, suivant la loi de la nature à une autre cause qui la détermine quant au temps.» Kant, Cette idée de libre arbitre ne va pas du tout de soi. Auquel cas la contrainte/passion a pris le dessus sur mon désir. Bref, je suis content que vous ayez prêté assez d’importance à mon commentaire pour y répondre, et je vous souhaite une bonne journée. Et s’il faut renoncer au libre arbitre, ce renoncement peut-il s’avérer dangereux, politiquement ou juridiquement? Qu’est-ce qui permet la réflexion qui libère ? Il y a des conférences en ligne que Misrahi consacre à Spinoza et qui m’ont aidé à y voir plus clair, en tout cas je crois, et que j’aimerais faire partager si vous les jugez pertinentes. Il semble que votre article ait servi de source à cette vidéo (En fait je fonde mon avis sur l’ensemble de ses vidéos plutôt que sur celle ci en particulier, que j’aurais d’ailleurs dû revoir avant d’en parler de cette façon. En prenant conscience du mécanisme dont il semble être le jouet, (réactivation dans la vie actuelle de l'état psychosomatique lié à un événement enfantin, par la rencontre de femmes suscitant le souvenir de la petite fille aimée de l'enfance) il s'en libère. Une Nature (et Dieu) qui sert de pudeur.
La connaissance de ce qui nous détermine, donc du monde qui nous entoure, nous permet de moins subir, de ruser avec les déterminismes et d’accomplir notre nécessité propre. »2) « On lui prête souvent la naïveté de croire qu’en connaissant nos affects, on peut agir sur eux, or il sait très bien que non. « Lorsque j'étais enfant, j'aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche au moyen de quoi, l'impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s'y faisait aussi pour émouvoir la passion de l'amour, que longtemps après, en voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu'à en aimer d'autres, pour cela seul qu'elles avaient ce défaut; et je ne savais pas néanmoins que ce fût pour cela.
J’ai lu certains des textes que vous proposez au sujet de la liberté, dont celui-ci. Métaphysiquement, la liberté, définie comme libre arbitre, s'oppose à l'idée de nécessité et de déterminisme.De fait, si tout ce qui se produit dans l'univers se produit selon l'enchaînement nécessaire des causes et des effets, il n'y a aucun sens à parler de libre arbitre. Mais L'intérêt de toutes les philosophies de la nécessité (stoïcisme, spinozisme, marxisme, freudisme) est d'établir qu'il est possible d'articuler l'idée de liberté et celle de nécessité. Si je dois manger une pomme aujourd’hui c’est parce que tous les critères pour la manger sont réunis mais je pourrais très bien ne pas la manger. Telle est cette liberté humaine que tous les hommes se vantent d'avoir et qui consiste en cela seul que les hommes sont conscients de leurs désirs et ignorants des causes qui les déterminent. L'expérience nous apprend assez qu'il n'est rien dont les hommes soient moins capables que de modérer leurs passions, et que souvent, aux prises avec des passions contraires, ils voient le meilleur et font le pire : ils se croient libres cependant, et cela parce qu'ils n'ont pour un objet qu'une faible passion, à laquelle ils peuvent facilement s'opposer par le fréquent rappel du souvenir d'un autre objet. Excusez mon insistance !me renseignant quant aux pensées de Spinoza, j’en viens à me poser cette question: si l’homme est déterminé en tous points par toutes les/ses actions préalablement vécues, sa compréhension de ces causes est elle-même déterminée ! C’est un ordre qui régit les évènements sans être tyrannique.Se libérer des nécessités c’est admettre le caractère immuable de certaines choses, admettre un ordre qui nous régit malgré nous, nous rendre plus fort en acceptant les causes extérieures sans qu’elles ne soient une fatalité. »3) « Pour Spinoza il n’y a pas de désir inconscient » un affect étant défini comme un sentiment accompagné de l’idée de sa cause.4)Enfin de manière Misrahi rappelle « qu’il faut lire Spinoza à partir des définitions que Spinoza nous donne de ses concepts, sans vouloir plaquer par avance nos propres définitions de la liberté, du désir ou de Dieu.