Grêlée dimperfections. Cest ce que je veux. Je suis constituée de lettres, un personnage créé par de phrases, un produit de l'imagination forgé par la lecture de romans. Tantôt faible et blême, tantôt forte et resplendissante.
Jai envie dêtre lami dont tu tombes éperdument amoureuse. Listes avec des livres de cet auteur En hébreu, « Foi » vient du mot « Aman » qui signifie « ferme », « sûr et certain ». Thomas dit qu'il veut voir pour croire (Jean 20 :24-29), mais Jésus semble critiquer sa volonté de voir en disant : « Parce que tu as vu tu as cru, heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ». Cela est d'ailleurs vrai pour tout, l'essentiel ne peut être vu que si on le cherche, si on y est attentif, sinon, on ne le voit pas, on passe à côté.De même, le Christ ressuscité n'apparaît qu'aux croyants. Les jours les plus sombres, on doit chercher un coin de clarté ; les jours les plus froids, on doit chercher un coin de chaleur ; les jours les plus lugubres, on doit laisser ses yeux sémerveiller, et les jours les plus tristes, on doit garder les yeux ouverts pour laisser les larmes couler.
Le spirituel, c'est l'invisible, l'immatériel, l'éternel.
Ils doivent apprendre à voir autre chose, à voir autrement.Il ne s'agit donc pas de voir pour croire, mais du contraire, il faut croire pour être capable de voir l'essentiel qui est d'une autre nature. 1 Tout le monde croit savoir exactement comment nous devrions vivre. - 'Tain, mais t'as perdu la tête ou quoi ? Je nai besoin de rien dautre que de lettres pour vivre. Pendant tout un temps, on voit les disciples perplexes, perdus, inactifs, ils attendent, espèrent des apparitions matérielles, des interventions concrètes du Christ, jusqu'à ce qu'enfin ils comprennent que le cœur de leur foi, il n'est pas sur Terre, mais dans le Ciel, c'est-à-dire dans les idées, dans l'invisible divin. Il ne s'agit donc pas d'une présence contraignante objective qui pourrait confondre ceux qui n'ont pas cru en lui, mais d'une réalité d'un autre ordre qu'on ne peut voir que dans la foi, puisque la foi c'est justement se détacher du visible et du matériel pour voir l'invisible et l'essentiel.Cela ne va pas de soi, et demande un temps de pédagogie. Parce que précisément l'objet de la foi n'est pas le visible, mais l'invisible. 26 lettres, cest tout ce quil me faut. Quelques citations de mon perso favori, j'ai nommé : Kenji ! Toujours dans l'Evangile de Je an (Jean 20 :3-8) on voit Pierre et Jean arrivent au tombeau.
Tu représentes la seule chose de bien qui reste encore en ce monde."
Je veux être ton ami. Je peux utiliser les lettres pour construire des gratte-ciel et des métropoles peuplées de gens, dendroits, de choses et didées qui sont plus réels à mes yeux que ces quatre murs. Puis les laisser sécher. L ' e n f e r e s t v i d e, Elle ne te quitte jamais. On ne peut pas reprocher à tous limbécillité dun seul. Le seul regret que j’ai c’est d’avoir terminé cette série et de devoir quitter nos protagonistes, je n’aurais pas dit non à un ou deux tomes de plus, histoire de pouvoir les retrouver encore un peu.
Elle vous envahit, tout doucement et sans faire de bruit, sassoit à vos côtés dans le noir, vous caresse les cheveux pendant votre sommeil. La solitude est une chose bien étrange. J’ai envie d’être l’ami dont tu tombes éperdument amoureuse. Mais qu'est-ce qu'il vit qui le fit croire ? Sans elles je nexisterais pas.
Privés de l' « objet » de leur foi, privés d'un sauveur visible et concret, ils doivent découvrir que l'essentiel est invisible pour les yeux, que leur Dieu est « parole » et seulement parole, parole d'Evangile méditée, parole que l'Esprit susurre dans nos cœurs. Seule. C’est ce bleu hautement spirituel dont Laurent de La Hyre revêt Jésus dans son « Noli me tangere » de 1656, expression d’une mystique qui a dû paraître trop abstraite en son temps, mais qui nous touche au plus profond de nous-mêmes. C'est assez paradoxal - j'ai d'ailleurs l'impression que le roman entier est un paradoxe -, mais avant que l'action puisse pleinement prendre sa place, il faut attendre Juliette, laisser le temps au temps, lui laisser le temps de voir son don autrement que comme une malédiction.