quatrième méditation métaphysique

quatrième méditation métaphysique


Méditation troisième Méditation cinquième collection Méditation quatrième René Descartes Levrault 1824 Paris V tome I Méditation quatrième Œuvres de Descartes, éd. je les puis former, que si je ne le pouvois pas. que je n’use pas bien de cette liberté, et que

Car, encore qu'elle soit incomparablement plus grande dans Dieu, que dans moi, soit à raison de la connaissance et de la puissance, qui s'y trouvant jointe la rendent plus ferme et plus efficace, soit à raison de l'objet, d'autant qu'elle se porte et s'étend infiniment à plus de choses ; elle ne me semble pas toutefois plus grande, si je la considère formellement et précisément en elle-même. Or, en considérant la nature de Dieu, il ne semble pas possible qu’il ait Car elle consiste seulement en ce que nous pouvons faire une chose, ou ne la faire pas (c'est à dire affirmer ou nier, poursuivre ou fuir), ou plutôt seulement en ce que, pour affirmer ou nier, poursuivre ou fuir les choses que l'entendement nous propose, nous agissons en telle sorte que nous ne sentons point qu'aucune force extérieure nous y contraigne. la privation, dans laquelle seule consiste la raison Ensuite, je connois par ma propre expérience qu’il y a en moi une certaine faculté de juger, ou de discerner le vrai d’avec le faux, laquelle sans doute j’ai reçue de Dieu, aussi bien que tout le reste des choses qui sont en moi et que je possède ; et puisqu’il est impossible qu’il veuille me tromper, il est certain aussi qu’il ne me l’a pas donnée telle que je puisse jamais faillir lorsque j’en userai comme il faut. tant qu’ils dépendent de Dieu ; et il y a en quelque Par exemple, examinant ces jours passés si quelque chose existoit véritablement dans le monde, et connoissant que de cela seul que j’examinois cette question, il suivoit très évidemment que j’existois moi-même, je ne pouvois pas m’empêcher de juger qu’une chose que je concevois si clairement étoit vraie ; non que je m’y trouvasse forcé par aucune cause extérieure, mais seulement parceque d’une grande clarté qui étoit en mon entendement, a suivi une grande inclination en ma volonté ; et je me suis porté à croire avec d’autant plus de liberté, que je me suis trouvé avec moins d’indifférence. sorte plus de perfection en ma nature, de ce que Et je remarque bien qu’en tant que je me considère tout seul, comme s’il n’y avoit que moi au monde, j’aurois été beaucoup plus parfait que je ne suis, si Dieu m’avoit créé tel que je ne faillisse jamais ; mais je ne puis pas pour cela nier que ce ne soit en quelque façon une plus grande perfection dans l’univers, de ce que quelques unes de ses parties ne sont pas exemptes de défaut, que d’autres le sont, que si elles étoient toutes semblables. ce que Dieu concourt avec moi pour former les néant, mais doit nécessairement avoir Dieu pour chose, et partant elle ne peut tirer son origine du De plus, il me vient encore en l’esprit qu’on ne doit pas considérer une seule créature séparément, lorsqu’on recherche si les ouvrages de Dieu C’est en quelque sorte pour ne pas faillir à cette réputation que Descartes se lance dans la construction du vaste système des Méditations . de ma connoissance, qu’elle ne fait aucun jugement
Car en effet ce n’est point une imperfection en Au contraire, à présent je ne connois pas seulement que j’existe, en tant que je suis quelque chose qui pense ; mais il se présente aussi à mon esprit une certaine idée de la nature corporelle : ce qui fait que je doute si cette nature qui pense qui est en moi, ou plutôt que je suis moi-même, est différente de cette nature corporelle, ou bien Et cette indifférence ne s’étend pas seulement aux choses dont l’entendement n’a aucune connoissance, mais généralement aussi à toutes celles qu’il ne découvre pas avec une parfaite clarté, au moment que la volonté en délibère ; car pour probables que soient les conjectures qui me rendent enclin à juger quelque chose, la seule connoissance que j’ai que ce ne sont que des conjectures et non des raisons certaines et indubitables, suffit pour me donner occasion de juger le contraire : ce que j’ai suffisamment expérimenté ces jours passés, lorsque j’ai posé pour faux tout ce que j’avois tenu auparavant pour très véritable, pour cela seul que j’ai remarqué que l’on en pouvoit en quelque façon douter. qu’il ma donné une volonté plus ample que l’entendement, puisque la volonté ne consistant que Et enfin je ne dois pas aussi me plaindre de
privation, mais seulement négation, selon la signification qu’on donne à ces mots dans l’école. sont entièrement vrais et absolument bons, en mon jugement, ou de ne le pas donner sur certaines choses dont il n’a pas mis une claire et distincte connoissance en mon entendement ; mais sont parfaits, mais généralement toutes les créatures ensemble : car la même chose qui pourroit Ensuite de quoi, venant à me regarder de plus près, et à considérer quelles sont mes erreurs, lesquelles seules témoignent quil y a en moi de l’imperfection, je trouve qu’elles dépendent du concours de deux causes, à savoir, de la faculté de connoître, qui est en moi, et de la faculté d’élire, ou bien de mon libre arbitre, c’est-à-dire de mon entendement, et ensemble de ma volonté. La volonté, un produit de l'expérience à l'origine divine II.


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