Nous avions rencontré beaucoup de personnes pointant le manque de charme de la ville, ainsi que les stigmates du tourisme de masse sur les chemins de l'Eglise Gergeti.
Le nôtre fut assez frugal, ne voulant pas nous charger en conserves et bonbonnes de gaz, nous n'avions pris que pain, fromage et fruits, néanmoins les émotions procurées par la journée et par spectacle de la nature environnante nous comblaient amplement. Cependant, le spectacle le plus inoubliable fut celui de la voie lactée, qui s'offrit à nous ce soir là, occasion propice pour quelques poses longues.Le lendemain matin, endoloris et transis par les courbatures naissantes et le froid, nous avons repris le chemin, attaquant ainsi la plus longue partie de la randonnée, tout aussi spectaculaire que l'étape de la veille. En cas d'attaque, lors des invasions transfrontalières, chaque famille disposait d'une tour fortifiée dans laquelle s'abriter, rendant extrêmement compliqué la capture des villages. En 1996, 88,2 % des enfants était scolarisés, dont 48,8 % de filles et 51,8 % de garçons. Ainsi, existent une Ses fidèles représentent 3,9 % de la population du territoire géorgien. Pour notre part, nous avons profité du beau temps pour pic-niquer au pied du glacier et contempler le spectacle offert par la nature (et le réchauffement climatique). La montée est assez abrupte : mieux vaut avoir de bonnes chaussures de marche ! Nous y avons fait une rencontre étonnante alors que nous cherchions des reproductions de Pirosmani, le peintre national. On passe aisément une journée entière au sein des murs de Rabati, à déambuler dans les passages étroits, à arpenter les créneaux et à visiter les différents musées ethnographiques. Au menu, on trouve les Khachapuris, sorte de pains pita généreusement farcis au fromage, plat traditionnel du pays que chaque région décline à sa façon, ou encore les Khinkalis, gros raviolis juteux à la viande, aux champignons ou au fromage. Nous avons eu à Sighnaghi un agréable séjour, bien que le temps n'ait pas été en notre faveur, à flâner dans les ruelles, siroter les vins locaux et nous familiariser à la bonhommie géorgienne. C'est ici que nous avons coulé les moments les plus tranquilles de notre séjour Tbilissien, chauffés par le soleil du matin, enviant les prêtres orthodoxes qui vivaient en ces lieux. Car ici, on rencontre beaucoup de turcs, de russes, quelques ukrainiens, une ville assurément multiculturelle, du fait de son rayonnement et de sa proximité avec la frontière turque. De plus, la Géorgie souhaite se tourner vers l'Europe ; désormais les plus jeunes optent en grand nombre pour l'anglais, qui prend une importance grandissante. Arrivés à la forteresse, on comprend aisément l'emplacement de cette dernière qui surplombe une grande rivière, frontière naturelle entre la Georgie et l'Azerbaïdjan, offrant ainsi une vue imprenable. Ici, tout se vend, de l'appareil photo aux casques de combats russes, on y trouve également de l'orfèvrerie géorgienne, de la peinture, des armes ainsi que des pièces détachées. Le trajet est assez long, la route pas toujours agréable, surtout après Zougdidi, mais elle est époustouflante.
Ce voyage en train aura constitué une expérience unique (et bon marché) durant notre séjour .Nous devons avouer avoir hésité à aller à Stepantsminda (nom officiel de Kazbegi). Alors que nous marchions au hasard des ruelles bruyantes et sinueuses du quartier historique, nous commencions à être frappés par ce qui fait à la fois l'originalité et l'étrangeté de Tbilissi, sa charmante "vétustée" comme nous nous plaisions à l'appeler. Cependant, le jeu en vaut la chandelle. La répartition de l'Il existe également des minorités de musulmans sunnites en Les autres musulmans de Géorgie se trouvent en Géorgie orientale, en La communauté juive est aujourd'hui, avec 10 000 membres (dont 3 000 pratiquants), la plus faible des trois religions monothéistes présentes sur le sol de Géorgie (0,1 % de la population). Cette prépondérance automobile s'est traduit dans l'urbanisme et l'aménagement en ville par la création de nombreux passages souterrains. Des ravissantes églises cachées aux balcons bariolés, ces rues adjacentes aux grands avenues ont de quoi étonner, tant par leur patrimoine que par leur calme. Toutefois, des entités religieuses « dissidentes » occupent les sièges spirituels des républiques autoproclamées. Il est probable que la plus ancienne communauté judaïque géorgienne se soit établie dans le L'époque soviétique ne fut pas exempte de discrimination religieuses. Notons tout de même le musée ethnographique de Sighnaghi, où sont exposées bon nombre des toiles de Pirosmani, l'occasion d'approfondir notre découverte de ce peintre et de conforter notre attrait pour son art !On ne peut prétendre avoir pleinement visité Sighnaghi sans s'être aventuré à une dégustation des vins locaux, tant renommés. La route depuis Tbilissi jusqu'au Grand Caucase est absolument somptueuse. En discutant avec des Géorgiens, ceux là étaient effarés par les centaines de variétés de fromage que notre pays compte. Il n'est pas rare en Géorgie de croiser des bâtiments de cette allure, dans plusieurs villes, s'imbriquant dans le paysage plus traditionnel, héritage de l'après Révolution des Roses. Les gardes du parc naturel nous avaient prévenu de randonner avec nos passeports, car nous risquions de nous faire contrôler par les gardes frontières.